C'était il y a 35 ans dans
Semaine du 17 au 23 Août 1982

Le match...
LA FICHE DE LA RENCONTRE
2ème journée du Championnat de France de Division 1
Nancy, le 17/08/1982 - Stade Marcel-Picot
8.371 spectateurs - arbitre : M. Benalo
NANCY 6 (4) Entraîneur : H. Collot

Philippe : 17' et 44'
Meyer : 70' et 41'
Jeannol : 63'
Jacques : 80' (p)
Pegorer - Casini - Neubert - Zappia - Jeannol - Martin -Rubio - Umpierrez - Jacques - Philippe - Meyer
MULHOUSE 0 (0) Entraîneur : J.-M. Guillou

Rey - Ehrlacher - Pfertzel - Guillou - Jouanne - Biau - Huck - Andrey - Sanchez - Ouattara - Assad
LE COMMENTAIRE

Nancy, plus vif, plus rapide, a trouvé facilement la clé de la défense en ligne de Mulhouse. A la 17ème minute, Didier Philippe s'engageait à toute allure sur une passe de Meyer, et ouvrait le score.
A chaque occasion les Lorrains plaçaient des contres vifs et en cinq minutes avant la mi-temps, ils réussissaient le K.-O. par deux buts de Meyer (passe de Rubio, puis tir à la 40ème minute, puis tête sur un centre de Philippe à la 41ème minute) et un but de Philippe (tir sur passe de Zappia à la 44ème minute). En seconde période, même scénario malgré un Mulhouse un peu plus prudent, Jeannol de la tête sur un coup franc de Meyer à la 63ème minute, puis Jacques sur penalty (fauché par Biau à la 80ème minute) concrétisèrent la large supériorité nancéienne.

Les articles ...
Le plus dur commence
Les dirigeants nancéiens ne pouvaient imaginer meilleure entrée en matière pour la saison au stade Marcel-Picot que ce score de 6-0 contre le FC Mulhouse. Ce score, qui frappe les imaginations, est propre à stimuler les hésitants, les sceptiques, ceux qui pour une raison ou pour une autre boudaient le stade. Il est vraisemblable que cet événement, conjugué à la venue de Bordeaux et dans la mesure où l'ASNL se comportera honorablement à Paris ce soir, devrait réveiller l'enthousiasme des spectateurs nancéiens vendredi.
Voilà le premier effet concret de Nancy-Mulhouse. Plus sportivement, l'événement est accueilli avec modération au sein du club. On se félicite naturellement de la tenue de l'équipe, de sa force de pénétration, de sa condition athlétique, de son intelligence tactique. Tout le monde est unanime pour considérer que l'équipe lorraine a fait mardi soir le match parfait en fonction de son adversaire. C'est un enseignement intéressant qui atteste le bon niveau général de l'équipe. Mais on ne s'illusionne pas sur les difficultés qui s'annoncent : le Paris-SG au Parc, Bordeaux à Picot, Bastia à Furiani.
Cette victoire n'a pas "euphorisé" les joueurs nancéiens ; elle les a tout de même mis en confiance.
Car l'équipe de Mulhouse n'a pas été un adversaire toujours facile. Les défenseurs nancéiens durent contenir les assauts de Ouattara, Assad, Sanchez. Les joueurs eurent aussi à résoudre le problème de la défense en ligne, sur lequel beaucoup d'équipes butent. S'ils y parvinrent si bien, c'est parce qu'ils surent mettre en pratique ce qu'ils avaient travaillé à l'entraînement. Voilà un motif de satisfaction pour Hervé Collot.
Enfin, il ne suffit pas toujours de se créer des occasions, il faut encore savoir les exploiter et le réalisme dont ont fait preuve les nouveaux avants nancéiens Thierry Meyer et Didier Philippe est particulièrement encourageant. Leur promptitude, leur lucidité et leur précision ont impressionné les spectateurs.
Et si la réputation de Meyer était déjà un peu établie, celle de Philippe ne l'était pas du tout. L'ex-Sarrebruckois n'a en outre que vingt et un ans. Il peut être une des révélations de la saison. On attend toutefois confirmation de l'efficacité de Philippe.
Une certitude cependant à son égard, il a le sens du jeu de mouvement que l'ASNL parait vouloir perpétuer en le rendant un peu plus efficace. Pour l'instant on peut dire qu'elle n'a pas mal réussi, mais attendons tout de même la suite et surtout le test bordelais à Picot pour connaître un peu mieux son potentiel offensif.
En attendant, on peut déjà parler d'éclosion à propos du jeune Didier Casini arrière-droit qui n'en est qu'à son second match pro et dont on a admiré le sang-froid et la technique de relance devant l'Algérien Assad.


Les indiscrétions ...
  • Georges Huart, directeur de l'INF Vichy, garde un oeil sur Nancy et, avant le premier match des joueurs lorrains à Lens, ceux-ci ont reçu un télégramme d'encouragement de leur ancien coach.

  • Pas de chance pour Bruno Germain qui devait apparaître dans les treize Nancéiens au Parc des Princes et qui s'est brisé un orteil la semaine dernière.

  • Hervé Collot a fêté son anniversaire aves ses joueurs : champagne, tarte aux mirabelles de Lorraine et mise au point : « J'ai cinquante ans et non cinquante et un comme la presse le dit. Je suis né le 4 août 1932. Facile à retenir : 4 fois 8 = 32. »

  • Après la victoire de son équipe sur Mulhouse, l'entraîneur Hervé Collot, dont ce sont les débuts à ce niveau, confia : « Ce soir enfin, je vais bien dormir. »

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