Les retours au bercail...

Le retour d'Abdeslam Ouaddou...
Abdeslam Ouaddou est de retour à la maison, après avoir successivement posé ses valises à Fulham, Rennes, Olympiakos Le Pirée et Valenciennes. Formé à l'ASNL, il avait quitté l'ASNL au terme d'une saison de D2 marquée par l'échec d'une remontée immédiate à l'étage supérieur, et il retrouve 7 ans plus tard un club européen. L'ASNL avait quant à elle laissé partir un joueur plein d'avenir, mais relativement peu expérimenté, puisqu'il n'avait disputé qu'une cinquantaine de match officiels avec l'équipe fanion, et elle retrouve 7 ans tard un joueur, international marocain, aguerri aux joutes de la Ligue 1. Beaucoup de changements des deux côtés, et il semble bien que les deux parties aient tout à gagner dans ce retour au bercail.
Comme vous le constaterez au travers des quelques lignes suivantes, retour ne rime donc pas nécessairement avec succès, mais sans doute le fait que le joueur ait été formé au club, comme ce fut le cas pour Deplanche, Martin, Biancalani, Lecluse ou Hadji, accentue les chances de réussite. De bon augure donc pour Youssouf. Si on ne tient pas compte des éléments prêtés, il est le neuvième joueur à revenir à l'ASNL après une infidélité passagère.
Les autres joueurs...
Chronologiquement, voici les huit autres joueurs concernés par cette particularité assez peu commune :
Claude Deplanche, formé à l'ASNL, a joué sous les couleurs nancéiennes jusqu'en 1977 avant d'effectuer un petit tour de France le conduisant successivement à Cannes, Toulouse, Lens et Guingamp. Il reviendra à Nancy à l'aube de la saison 88/89, apportant alors son expérience au club au chardon, alors en D2. Son expérience, associée à celle d'autres anciens, permettra à l'ASNL de retrouver l'élite du football français au terme de la saison 89/90. Claude Deplanche quittera le club sur cette belle performance, et s'en ira terminer sa carrière professionnelle à Epinal.
Eric Martin est lui aussi un pur produit de l'ASNL, et il y débutera en D1 dès la saison 78/79. Ses belles prestations sous le maillot nancéien conduiront le Paris-Saint-Germain à le recruter au cours de la saison 86/87. Mais si ce transfert fut sans doute bénéfique pour le joueur, il n'en fut pas de même pour l'ASNL, car sans la présence de "Tintin" dans l'entrejeu nancéien, le club de la cité ducale plongera en D2 en fin d'excercice, après 12 ans de présence au sein de l'élite du football français. Il reviendra au sein de son club formateur 2 ans ½ plus tard, et sous son impulsion, l'ASNL retrouvera la 1ère Division. Sans doute avait-il imaginer une fin de carrière comparable, mais son rêve fut gâché par Marcel Husson qui, lors de sa prise de fonction, ne lui accorda pas sa confiance. Si bien qu'Eric Martin décida alors de stopper sa carrière. Dommage pour l'ASNL, car cet excellent soldat du club nancéien aurait sans doute pu encore rendre de grands services.
Avant d'arriver à Nancy à l'aube de la saison 80/81, ce qui a surpris chez Fernando Zappia, c'est en premier lieu son parcours peu classique. En effet, en provenance d'Argentine et avant de poser ses valises en Lorraine, il a effectué deux saisons en Autriche, au sein du Wacker Innsbrück. Ce digne successeur de Carlos Curbelo restera 3 saisons à Nancy, avant de partir jouer successivement à Metz puis à Lille. Il reviendra disputer sa dernière saison en France à Nancy, alors en Division 2, lors de la saison 89/90, et il est indéniable qu'il contribua lui aussi activement à la remontée du club à l'échelon supérieur.
Jean-Philippe Sechet signe à l'ASNL à l'occasion de la saison 91/92. Formé à Grenoble, il arrive en provenance de Gueugnon dans les valises de son entraîneur, Marcel Husson, fraîchement nommé à la tête de l'effectif nancéien, prenant ainsi la suite d'Aimé Jacquet. Cette saison ne sera pas teintée de réussite, si bien que l'ASNL plongera de nouveau de D2. Mais certains joueurs, dont "Jeff", surent tirer leur épingle du jeu et attirer sur eux le regard de recruteurs. Aussi l'ASNL sera littéralement pillée à l'issue de cette saison et Sechet s'en ira rejoindre les rangs du rival messin, accompagné d'Eric Bertrand et de David Zitelli. Il reviendra à Nancy lors de la remontée du club en D1, lors de la saison 96/97, après avoir évolué successivement à Metz, Paris SG et Saint-Etienne. Mais ce retour ne fut pas une franche réussite, et beaucoup ne reconnaîtront plus dans ses prestations le joueur brillant qui était parti quelques saisons plus tôt. A l'issue de la saison, Jean-Philippe Sechet prendra la direction de l'Allemagne, et terminera sa carrière professionnelle à Sarrebrück.
Frédéric Biancalani, à l'instar de Deplanche et de Martin, a lui aussi été formé à l'ASNL. Il débuta sous le maillot nancéien lors de la saison 93/94, et sous ces couleurs qui lui tenaient tant à cœur, il vécu de beaux et de tristes moments. A l'issue de la saison 2000/2001, il quitta le club, car l'entraineur de l'époque, Francis Smerecki ne semblait plus compter sur lui au sein de l'effectif nancéien. Il franchit alors le "channel" et signa à Walsall, club de 1ère division anglaise (l'équivalent de notre Ligue 2). Son tempérament lui permit de magnifiquement s'exprimer au sein de cette équipe, et cet exil est à considérer comme une réussite sportive. Cependant le mal du pays était bien présent, si bien qu'il répondit favorablement à l'appel des dirigeants nancéiens lorsque ceux-ci le contactèrent afin qu'il réintègre l'ASNL dès la saison 2002/2003. Hélas des blessures l'empêchèrent de s'exprimer pleinement l'année de son retour, mais depuis, force est de reconnaître que "Bianca" occupe une rôle d'importance dans la réussite sportive de l'ASNL.
Samuel Wiart arrive à Nancy en provenance de ses Ardennes natales. Formé à Charleville-Mézières, il signe à Nancy lors de la saison 97/98, et son tempérament de battant fera de ce joueur l'un des plus appréciés du public nancéien. La descente de l'ASNL à l'étage inférieur et surtout une incompatibilité d'humeur avec Francis Smerecki, l'inciteront à quitter Nancy. Il tentera sa chance en Belgique, à La Gantoise, mais ce passage outre-quiévrain sera un véritable échec. Il décide alors de stopper sa carrière, mais une ASNL bien mal en point en Championnat lui tendra la main la saison suivante et le fit sortir de cette retraite anticipée. Mais "Sam", bien conscient de ses mièvres performances sous ce maillot qui lui tenait tant à cœur, prit la décision d'arrêter sa carrière dès la fin de saison, et ce d'une manière définitive.
Cédric Lecluse a fait ses premières armes sous le maillot nancéien lors de la saison 91/92, et c'est sans doute le manque de reconnaissance dont il était injustement victime qui l'incita à quitter son club formateur à l'issue de la saison 2001/2002 pour s'en aller rejoindre l'exotique club du Cosco Shanghaï. Comme pour Biancalani, le mal du pays dont il fut lui aussi la victime, joua en faveur de l'ASNL qui le contacta fin 2003 afin qu'il vienne renforcer une défense fort perméable. Son retour fut largement bénéfique, et c'est lui qui assura le maintien du club en L2 en marquant le but égalisateur face à Rouen lors de la xxème journée. Depuis lors, au sein d'une ASNL conquérante, à force de travail et d'abnégation, il a su "dompter" certains de ses détracteurs et réaliser certains de ses rêves, à savoir gagner un trophée majeur et disputer une Coupe d'Europe. De moins en moins utilisé dans le onze majeur, et en froid avec son entraîneur, il avait sans doute rêvé d'une autre fin de carrière sous le maillot nancéiens. Les dirigeants ne souhaitant pas lui faire signer un nouveau contrat, il quitta l'ASNL au terme de la saison 2006/2007, et signa à Angers, fraîchement promu en L2. Et c'est avec suprise, au terme d'une saison pleine en terre d'Anjou au cours de laquelle il apporta toute son expérience auprès de ses jeunes coéquipiers, qu'il mit un terme à sa carrière, préférant ainsi ne pas faire la "saison de trop".
Youssouf Hadji, comme Deplanche, Martin et Biancalani, est un pur produit estampillé "ASNL". Il débute en équipe fanion sous la houlette de Laszlo Bölöni, et dispute quelques rencontres de D1 lors des saisons 98/99 et 99/00. La relégation de l'ASNL va lui permetrree d'augmenter son temps de jeu et de prendre de plus en plus d'importance au sein de l'équipe. Après deux saisons de bonne facture, il se retrouve plongé dans le doute au cours de la saison 2002/2003, saison au cours de laquelle le club échappe de peu à une descente en National. Il quitta son club formateur à l'issue de cette saison, et posa ses valises à Bastia. Au sein du club de l'île de beauté il réalisera deux belles saisons et sera fortement courtisé à l'issue de la saison 2004/2005, notamment par Rennes et... Nancy. L'ASNL étant de retour en L1, celui de Youssouf à Nancy ne faisait pas de doute, surtout auprès du président Rousselot. Youssouf préféra pourtant s'envoler vers Rennes, y retrouvant ainsi son ancien entraîneur, le roumain Bölöni. Son passage en Bretagne ne sera pas couronné de succès si bien que lors du mercato hivernal de la saison 2006/2007, il signa un contrat auprès de son club formateur. S'il eu du mal à rassurer les supporters sur le choix des dirigeants de le faire revenir à Nancy lors de cette fin de saison 06/07, il rassura tout son petit monde lors de la saison suivante en réalisant des prestations de très bon niveau et en devenant un élément incontournable dans le onze au chardon.
Du FC Nancy à l'ASNL...
Certains joueurs ont également la particularité d'avoir évolué au FC Nancy, avant de revenir jouer sous les couleurs de l'ASNL. Ceux-ci sont au nombre de quatre : Jean-Marie Blum, Joseph Magiera (après 7 saisons disputées à Valenciennes), Antoine Redin (après 7 saisons disputées à Toulouse) et Patrice Vicq (après 6 saisons, disputées successivement à Epinal, Strasbourg et Metz).

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